Les options facturées en FIV : ce que disent vraiment les preuves
Time-lapse, colle embryonnaire, scratching, test ERA, PRP, immunothérapie : ce que disent l'ESHRE et le régulateur britannique des options facturées en FIV.
Lire l'articleLa Grèce est l'un des pays où le PRP ovarien est le plus proposé. Il est donc d'autant plus important de savoir ce qu'on en sait — et ce qu'on n'en sait pas.
Des patientes me demandent régulièrement si elles peuvent « faire le PRP » pendant leur séjour, souvent après avoir lu un témoignage enthousiaste. Je ne suis pas médecin et je ne décide pas des traitements. Mais je peux vous donner l'état honnête des connaissances, pour que vous posiez les bonnes questions.
On prélève du sang, on le centrifuge pour concentrer les plaquettes, puis on injecte ce plasma riche en plaquettes (PRP) dans les ovaires, par voie vaginale sous échographie, avec une technique proche de la ponction. L'idée est que les facteurs de croissance contenus dans les plaquettes pourraient « réveiller » des follicules dormants ou améliorer l'environnement ovarien.
Le PRP est utilisé depuis longtemps en médecine du sport et en dermatologie. Son application aux ovaires est récente : les premières séries publiées datent de 2016 environ, et plusieurs équipes grecques ont été parmi les pionnières.
La majorité des publications sont des séries de cas ou des études sans groupe témoin. Elles rapportent parfois une hausse de l'AMH, un retour des règles ou quelques grossesses. Le problème est qu'en l'absence de comparaison, on ne sait pas ce qui se serait passé sans le PRP : l'AMH varie spontanément, et les femmes en insuffisance ovarienne ont une petite probabilité de grossesse spontanée, de l'ordre de 5 à 10 % au cours de leur vie.
Les quelques essais randomisés publiés sont de petite taille et donnent des résultats contradictoires : certains trouvent une légère amélioration du nombre d'ovocytes chez les faibles répondeuses, d'autres rien de significatif, et aucun n'a démontré de façon solide une hausse du taux de naissance vivante.
L'ESHRE, dans ses recommandations de 2023 sur les options en FIV, indique que le PRP ovarien et intra-utérin n'est pas recommandé en dehors d'un cadre de recherche. La raison n'est pas qu'il serait dangereux, mais que son efficacité n'est pas démontrée et que les protocoles (préparation, dose, nombre d'injections) ne sont pas standardisés.
Ils sont ceux d'une ponction : douleur, saignement, infection, rares. Le PRP étant préparé à partir de votre propre sang, il n'y a pas de risque de rejet. Le risque principal est ailleurs : le temps. Pour une femme de 43 ans, attendre trois à six mois pour voir si le PRP « fonctionne » a un coût biologique réel.
En Grèce, les tarifs publiés varient en général de quelques centaines à plus de mille euros par séance, parfois plusieurs séances. Ce n'est jamais remboursé. Demandez un prix écrit et ce qu'il inclut.
Je comprends parfaitement l'espoir que représente le PRP pour une femme qui n'est pas prête à envisager le don d'ovocytes. Si vous choisissez de le tenter, faites-le en connaissance de cause, avec un budget et un calendrier définis. Et gardez en tête que le don, s'il devient nécessaire, n'efface rien de ce que vous aurez essayé : c'est une autre façon de devenir mère, pas un échec. J'en parle dans l'article sur la FIV après 43 ans.
Les études disponibles sont surtout des séries de cas ; les quelques essais randomisés sont petits et contradictoires. Aucun n'a démontré de façon solide une hausse du taux de naissance.
Dans ses recommandations de 2023, l'ESHRE indique que le PRP ovarien et intra-utérin n'est pas recommandé en dehors d'un cadre de recherche.
Les risques sont ceux d'une ponction (douleur, saignement, infection), rares. Le risque principal est la perte de temps pour les femmes plus âgées.
Les tarifs publiés vont généralement de quelques centaines à plus de mille euros par séance, sans remboursement. Demandez toujours un prix écrit.
Le premier échange est gratuit et sans engagement.
Time-lapse, colle embryonnaire, scratching, test ERA, PRP, immunothérapie : ce que disent l'ESHRE et le régulateur britannique des options facturées en FIV.
Lire l'articleEndomètre trop fin avant un transfert : épaisseur minimale, causes, préparation en cycle naturel ou substitué.
Lire l'articlePeu d'ovocytes à la ponction : critères de Bologne et POSEIDON, protocoles possibles (doses, DuoStim, accumulation).
Lire l'articleCongélation d'ovocytes, d'embryons, de tissu ovarien ou de sperme avant une chimiothérapie : délais, options, sécurité.
Lire l'article