Les protocoles de stimulation en FIV, expliqués simplement
Protocole antagoniste, agoniste long, stimulation douce, PPOS : comment ils fonctionnent, durée, injections, avantages.
Lire l'articleTrois ovocytes quand on en espérait dix. C'est une déception fréquente, et ce n'est pas forcément une impasse : tout dépend de pourquoi, et de votre âge.
« Faible répondeuse » : le terme est souvent prononcé à la sortie d'une première ponction, et il tombe comme un verdict. Il désigne pourtant des situations très différentes. Une femme de 34 ans avec peu d'ovocytes et une femme de 43 ans dans la même situation n'ont ni les mêmes chances ni les mêmes options.
Les critères de Bologne (ESHRE, 2011) retiennent au moins deux des trois éléments suivants : âge de 40 ans ou plus (ou autre facteur de risque), trois ovocytes ou moins lors d'une stimulation classique, et un test de réserve bas (AMH inférieure à environ 0,5-1,1 ng/mL ou compte de follicules antraux inférieur à 5-7).
La classification POSEIDON (2016) est plus utile en pratique. Elle distingue quatre groupes selon l'âge (moins ou plus de 35 ans) et la réserve ovarienne :
L'intérêt de POSEIDON : parler de l'objectif réel, c'est-à-dire obtenir au moins un embryon euploïde (chromosomiquement normal), plutôt que du nombre d'ovocytes.
À 34 ans, même trois ovocytes ont une bonne probabilité de donner un embryon normal. À 43 ans, la majorité des embryons présentent des anomalies chromosomiques, quel que soit leur nombre. C'est la qualité — liée à l'âge — qui détermine surtout les chances ; le nombre agit comme un multiplicateur. Voir l'AMH et la réserve ovarienne.
Les protocoles eux-mêmes sont expliqués dans cet article.
Hormone de croissance, DHEA, testostérone en gel, PRP ovarien, coenzyme Q10 à forte dose : aucun n'a démontré de hausse solide du taux de naissance chez les faibles répondeuses. L'ESHRE ne les recommande pas en routine. Certains se discutent au cas par cas ; aucun ne devrait retarder une décision importante.
Il n'y a pas de seuil universel. Des repères souvent utilisés : plusieurs cycles sans embryon transférable, âge supérieur à 43-44 ans, ou une AMH très basse associée à un âge avancé. Le don d'ovocytes donne des chances qui dépendent de l'âge de la donneuse, non du vôtre — c'est pourquoi il change autant les perspectives. C'est une décision personnelle, qui mérite du temps et, souvent, un accompagnement.
Après une première réponse faible, demandez au médecin dans quel groupe POSEIDON il vous classe, ce qu'il changerait au prochain protocole, et quelle est sa probabilité estimée d'obtenir un embryon transférable. Ces trois réponses valent mieux que toutes les statistiques générales.
Une femme qui obtient trois ovocytes ou moins lors d'une stimulation classique, souvent avec une réserve ovarienne basse et/ou un âge supérieur à 40 ans (critères de Bologne).
Oui, surtout avant 38-40 ans : la qualité des ovocytes, liée à l'âge, compte davantage que leur nombre.
Il permet d'obtenir plus d'ovocytes en moins de temps, mais le taux de naissance par ponction n'est pas meilleur. C'est surtout un outil pour gagner du temps.
Aucune n'a démontré de hausse solide du taux de naissance ; l'ESHRE ne les recommande pas en routine.
Le premier échange est gratuit et sans engagement.
Protocole antagoniste, agoniste long, stimulation douce, PPOS : comment ils fonctionnent, durée, injections, avantages.
Lire l'articleAMH, FSH, LH, compte des follicules antraux : comment lire un bilan de réserve ovarienne, à quel moment le faire.
Lire l'articleInjection de plasma riche en plaquettes dans les ovaires : principe, ce que montrent les études, avis de l'ESHRE, coût.
Lire l'article