Faible répondeuse : quand la stimulation donne peu d'ovocytes
Peu d'ovocytes à la ponction : critères de Bologne et POSEIDON, protocoles possibles (doses, DuoStim, accumulation).
Lire l'articleUne AMH à 0,4 ng/ml annoncée au téléphone provoque plus de paniques que n'importe quel autre résultat. Voici ce qu'elle mesure exactement, et ce qu'elle ne mesure pas du tout.
L'hormone antimüllérienne est produite par les petits follicules en croissance dans les ovaires. Plus il en reste, plus l'AMH est élevée. C'est donc un indicateur de quantité : combien de follicules restent mobilisables. Ce n'est pas un indicateur de qualité, et c'est là que naissent la plupart des malentendus.
Les valeurs varient selon le laboratoire et l'unité utilisée ; demandez toujours les normes du laboratoire qui a fait le dosage. À titre indicatif, en ng/ml :
Ces seuils doivent toujours être lus à côté de l'âge. Une AMH de 0,8 à 30 ans et à 42 ans ne racontent pas la même histoire.
Trois choses, et il faut les entendre clairement.
Elle ne prédit pas la qualité des ovocytes. C'est l'âge qui la détermine, principalement par le taux d'anomalies chromosomiques. Une femme de 30 ans avec une AMH basse a peu d'ovocytes, mais des ovocytes de 30 ans.
Elle ne prédit pas la fertilité naturelle. Les études menées chez des femmes sans problème de fertilité connu n'ont pas montré de lien entre AMH basse et probabilité réduite de concevoir naturellement dans l'année. L'AMH prédit la réponse à une stimulation ovarienne, ce qui est autre chose.
Elle ne prédit pas la date de la ménopause avec une précision utile à l'échelle individuelle.
Le compte des follicules antraux (CFA) se fait par échographie en début de cycle : on compte les follicules de 2 à 10 mm dans les deux ovaires. Combiné à l'AMH, il donne l'estimation la plus fiable de la réponse attendue. Un CFA inférieur à 6 accompagne généralement une AMH basse.
La FSH, dosée au troisième jour du cycle, s'élève quand les ovaires répondent moins bien. Une FSH supérieure à 10-12 UI/l est un signal. Contrairement à l'AMH, elle varie beaucoup d'un cycle à l'autre.
L'œstradiol du troisième jour sert à interpréter la FSH : un œstradiol élevé peut masquer artificiellement une FSH haute.
La LH et la prolactine complètent le tableau, notamment en cas de cycles irréguliers.
L'AMH peut se doser n'importe quel jour du cycle, contrairement à la FSH. Une contraception hormonale en cours peut abaisser légèrement le résultat : signalez-le au médecin.
D'abord, on ne perd pas de temps. C'est la seule vraie urgence que crée ce résultat : chaque année compte davantage. Ensuite, on adapte :
Aucun complément alimentaire n'a démontré qu'il augmentait la réserve ovarienne. La DHEA et la CoQ10 sont parfois proposées ; les données restent faibles et contradictoires. Méfiez-vous de tout ce qui promet de « remonter votre AMH ».
Si vous avez moins de 37 ans et une AMH basse, la question de l'autoconservation des ovocytes se pose sérieusement, et vite. Il faudra probablement deux cycles pour obtenir un nombre utile d'ovocytes, ce qui plaide encore davantage pour ne pas attendre.
À titre indicatif, entre 1,0 et 3,5 ng/ml pour une réserve normale, en dessous de 1,0 pour une réserve diminuée. Les normes varient selon le laboratoire et doivent toujours être lues à côté de l'âge.
Non. L'AMH mesure la quantité de follicules restants, pas la qualité des ovocytes ni la capacité à concevoir naturellement. Elle prédit surtout la réponse à une stimulation ovarienne.
N'importe quel jour, contrairement à la FSH qui se dose au troisième jour. Signalez une contraception hormonale en cours, qui peut abaisser légèrement le résultat.
Non. Aucun complément n'a démontré qu'il augmentait la réserve ovarienne. La DHEA et la CoQ10 sont parfois proposées, avec des données faibles et contradictoires.
Source : https://fertilitegrece.com/fr/blog/taux-amh-reserve-ovarienne/ — Triada Baloukoudis, coordination de parcours FIV en Grèce. Information générale, sans valeur de conseil médical ou juridique. Imprimé le
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