Parler du don à son enfant : pourquoi, quand, et avec quels mots
Faut-il parler du don d'ovocytes ou de sperme à son enfant ? Ce que montre la recherche, à quel âge, avec quels mots, et l'anonymat face aux tests ADN.
Lire l'articleLe stress ne cause pas l'infertilité. L'infertilité, elle, cause un stress considérable — et c'est celui-là qu'il faut traiter.
Commençons par corriger l'idée qui fait le plus de dégâts : « détendez-vous, ça viendra ». Les études qui ont cherché un lien entre stress et échec de FIV ne trouvent pas d'effet cliniquement significatif. Personne n'a échoué à un transfert parce qu'il ou elle était trop tendu. En revanche, les niveaux d'anxiété et de symptômes dépressifs mesurés chez les patients en parcours sont comparables à ceux observés dans des maladies chroniques graves. C'est cela qu'il faut prendre au sérieux.
Il n'est pas nécessaire d'aller mal pour consulter, et c'est même mieux d'y aller avant. Les signaux qui doivent décider : troubles du sommeil persistants, perte d'intérêt pour ce qui vous plaisait, irritabilité continue, sentiment que la vie est en suspens depuis des mois, conflits répétés dans le couple sur le sujet, ou l'impression de ne plus pouvoir décider de rien. Une tristesse profonde qui dure plus de deux semaines, ou des idées noires, justifient une consultation rapide auprès d'un médecin.
Les interventions psychologiques structurées — thérapies cognitivo-comportementales, groupes de soutien animés, programmes fondés sur la pleine conscience — réduisent l'anxiété et les symptômes dépressifs chez les patients en parcours. C'est leur bénéfice démontré, et il est suffisant en soi. L'effet sur les taux de grossesse, lui, reste débattu et ne devrait pas être l'argument de vente.
Ce qui aide aussi, sans être une thérapie : parler à d'autres personnes qui vivent la même chose, via une association de patients ; poser des limites claires à l'entourage sur ce que vous voulez ou non partager ; et décider à l'avance, avec votre partenaire, ce que vous ferez en cas d'échec, plutôt que d'improviser au moment le plus dur. L'article sur le nombre de tentatives aborde cette question.
Les centres d'AMP disposent presque tous d'un psychologue, dont la consultation est gratuite et souvent sous-utilisée : le fait d'être suivie à l'étranger ne vous empêche pas de solliciter un psychologue en France. Les consultations chez un psychologue en libéral peuvent être partiellement prises en charge par le dispositif public d'accompagnement psychologique sur adressage, et par de nombreuses mutuelles. Les associations de patients — Collectif BAMP, Association Maia et d'autres — proposent groupes de parole et permanences.
Deux repères simples et concrets. D'abord, réservez du temps où le sujet est interdit : une soirée par semaine sans PMA, ni logistique, ni résultats. Cela paraît artificiel et cela fonctionne. Ensuite, acceptez que vos rythmes diffèrent : l'un peut vouloir enchaîner, l'autre souffler. Le désaccord n'est pas un manque d'amour, c'est une différence de tempo, et l'expliciter évite qu'il se transforme en reproche.
Le parcours est le même en plus solitaire, sans personne pour aller chercher le résultat avec vous. Identifiez avant de commencer une ou deux personnes de confiance à qui vous direz tout, et un professionnel. Ce n'est pas un aveu de faiblesse ; c'est la même logique que de préparer un dossier médical complet avant de partir. L'article dédié au parcours des femmes seules aborde les autres aspects.
Non. Les études n'ont pas montré d'effet cliniquement significatif du stress sur les résultats. En revanche, l'infertilité génère un niveau d'anxiété comparable à celui de maladies chroniques graves, et c'est cela qu'il faut prendre en charge.
Devant des troubles du sommeil persistants, une perte d'intérêt, une irritabilité continue, des conflits répétés dans le couple, ou une tristesse profonde qui dure plus de deux semaines. Il n'est pas nécessaire d'aller mal pour consulter utilement.
Les thérapies cognitivo-comportementales, les groupes de soutien animés et les programmes de pleine conscience réduisent l'anxiété et les symptômes dépressifs. Leur effet sur les taux de grossesse reste débattu.
Oui. Les psychologues des centres d'AMP français, les psychologues libéraux et les associations de patients restent accessibles quel que soit le lieu du traitement.
Source : https://fertilitegrece.com/fr/blog/accompagnement-psychologique-pma/ — Triada Baloukoudis, coordination de parcours FIV en Grèce. Information générale, sans valeur de conseil médical ou juridique. Imprimé le
Le premier échange est gratuit et sans engagement.
Faut-il parler du don d'ovocytes ou de sperme à son enfant ? Ce que montre la recherche, à quel âge, avec quels mots, et l'anonymat face aux tests ADN.
Lire l'articleQue disent les taux cumulés après 1, 3 ou 6 cycles de FIV selon l'âge ? Quand une nouvelle tentative a encore du sens, quand changer de stratégie.
Lire l'articleFaut-il attendre après une fausse couche ? Délai réel avant une nouvelle tentative, retour des cycles, bilan à faire ou non.
Lire l'article