ICSI ou FIV classique : quand la micro-injection est vraiment utile
ICSI ou FIV conventionnelle ? Ce que change la micro-injection, les indications qui la justifient, ce qu'elle n'améliore pas.
Lire l'articleUn devis de FIV peut doubler avec des options présentées comme des « chances en plus ». La plupart n'ont pas démontré qu'elles augmentent le nombre de naissances.
C'est un sujet délicat pour quelqu'un qui travaille avec des centres. Je le traite quand même, parce que je vois chaque année des patientes épuiser leur budget dans des options, puis manquer d'argent pour un transfert supplémentaire, qui lui aurait réellement augmenté leurs chances.
La seule question qui compte : augmente-t-elle le taux de naissance vivante, dans des essais randomisés, pour des patientes comme vous ? Pas le taux de « test positif », pas la « qualité embryonnaire perçue », pas l'impression du médecin. Deux références européennes font la synthèse :
Aucune option n'est classée en vert par la HFEA à ce jour.
Certaines techniques ont une vraie indication, ciblée : l'activation ovocytaire artificielle après un échec complet de fécondation, l'hystéroscopie en cas d'échecs d'implantation répétés, le PGT-M pour une maladie génétique connue. La différence est simple : on répond à un problème identifié dans votre dossier, pas à une inquiétude générale.
Parce qu'elles répondent à un besoin réel : faire tout ce qui est possible. Parce qu'elles sont rentables. Et parce qu'un centre qui ne les propose pas craint de paraître moins moderne que son voisin. Rien de cela n'en fait des traitements.
Un médecin qui répond clairement à ces questions, y compris « cette option n'est pas utile pour vous », est un médecin à qui l'on peut faire confiance. C'est d'ailleurs l'un des critères que je recommande dans le choix d'un centre.
Les essais randomisés ne montrent pas de hausse du taux de naissance. Le régulateur britannique le classe parmi les options sans effet démontré.
Les études de meilleure qualité n'ont pas trouvé de bénéfice. L'ESHRE ne le recommande pas, et la HFEA le classe en rouge.
Les preuves sont contradictoires : certaines méta-analyses suggèrent un petit bénéfice. Peu coûteuse, elle peut se discuter avec le médecin.
Oui, mais pour des indications ciblées : activation ovocytaire après échec de fécondation, hystéroscopie après échecs répétés, PGT-M pour une maladie génétique connue.
Le premier échange est gratuit et sans engagement.
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