Le jour du transfert d'embryon : ce qui se passe, et ce qui ne change rien
Le transfert d'embryon pas à pas : vessie pleine, durée, douleur, repos ou non, ce que montre l'écran, et les idées reçues à oublier après le transfert.
Lire l'articleC'est le geste qui inquiète le plus avant une FIV. Il dure pourtant une vingtaine de minutes, et on rentre à son hôtel le jour même.
La veille d'une ponction, les messages que je reçois se ressemblent : « Est-ce que je vais sentir quelque chose ? », « Est-ce que je pourrai marcher ? », « Et si je rate l'heure de l'injection ? ». Voici, dans l'ordre, ce qui se passe — et ce qui dépend de vous.
Quand les follicules ont atteint la bonne taille à l'échographie, le médecin fixe l'heure de l'injection de déclenchement (hCG, agoniste de la GnRH, ou les deux). La ponction est programmée environ 34 à 36 heures plus tard. Ce délai est précis : trop tôt, les ovocytes ne sont pas mûrs ; trop tard, l'ovulation peut s'être produite.
Mon conseil, systématique : mettez deux alarmes, notez l'heure par écrit, et envoyez une photo de la seringue vide au centre ou à votre coordinatrice. Si vous êtes en décalage horaire, l'heure qui compte est celle du pays où a lieu la ponction.
La ponction se fait par voie vaginale, sous contrôle échographique. Une fine aiguille guidée par la sonde traverse la paroi vaginale et aspire le liquide de chaque follicule ; l'embryologiste y cherche les ovocytes au microscope, en direct. Il n'y a ni incision ni point de suture.
En Grèce, la ponction se fait presque toujours sous sédation intraveineuse par un anesthésiste : vous dormez d'un sommeil léger et ne sentez rien. Le geste lui-même dure 15 à 30 minutes selon le nombre de follicules. On vous garde ensuite une à deux heures en salle de repos.
Le paracétamol suffit généralement. Évitez les anti-inflammatoires sans avis médical. Reposez-vous le jour J ; la marche douce est possible dès le lendemain.
Les complications graves (hémorragie, infection) concernent moins d'un cas sur cent. Elles sont rares, mais c'est précisément pour cela qu'il faut savoir qui appeler, à toute heure, pendant votre séjour.
Vous saurez le jour même combien d'ovocytes ont été recueillis. Ce chiffre n'est pas le nombre d'embryons : tous les ovocytes ne sont pas mûrs, tous ne fécondent pas, et tous les embryons n'atteignent pas le stade blastocyste. L'attrition est normale et attendue. Le lendemain, le laboratoire vous indique combien d'ovocytes ont été fécondés.
Si un transfert frais est prévu, il a lieu trois à cinq jours plus tard ; vous restez donc sur place. En stratégie « freeze-all » ou en congélation d'ovocytes, un vol est généralement possible dès 24 à 48 heures après la ponction si vous vous sentez bien et qu'aucun signe d'hyperstimulation n'est apparu — mais c'est au médecin de valider. J'en parle plus longuement dans l'article sur l'avion pendant une FIV et dans celui sur la durée du séjour.
Pendant le geste, non : en Grèce, elle se fait presque toujours sous sédation intraveineuse. Après, des douleurs de type règles et un ventre gonflé sont fréquents pendant un à trois jours ; le paracétamol suffit généralement.
Le geste dure 15 à 30 minutes. Avec l'accueil et le temps de réveil, comptez deux à trois heures au centre.
En l'absence de transfert frais et de signes d'hyperstimulation, souvent dès 24 à 48 heures, avec l'accord du médecin.
Parce que la ponction est programmée 34 à 36 heures après : un décalage important peut donner des ovocytes immatures ou une ovulation avant la ponction.
Le premier échange est gratuit et sans engagement.
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