Azoospermie : quand le spermogramme ne montre aucun spermatozoïde
Aucun spermatozoïde au spermogramme : azoospermie obstructive ou sécrétoire, bilan, TESE et micro-TESE, taux de succès.
Lire l'articleQuand un diagnostic tombe, la fertilité passe au second plan — et c'est normal. Il faut pourtant en parler vite, parce que les options se referment avec le début du traitement.
Ce sujet n'est pas le cœur de mon activité, et dans la plupart des cas la préservation de la fertilité se fait dans le pays où la patiente est soignée, en coordination directe avec l'équipe d'oncologie. Je l'aborde parce qu'on me pose la question, et parce que l'information arrive souvent trop tard. Si vous lisez ceci juste après un diagnostic, la seule chose à retenir est : demandez maintenant une consultation d'oncofertilité.
Certaines chimiothérapies, en particulier les agents alkylants (comme le cyclophosphamide), détruisent une partie des follicules ovariens ou altèrent la production de spermatozoïdes. La radiothérapie du bassin ou de l'abdomen peut léser les ovaires et l'utérus. L'effet dépend du médicament, de la dose et de l'âge : plus la réserve ovarienne est élevée au départ, plus elle résiste.
Le risque est présenté par l'équipe d'oncologie ; il va de faible à très élevé. Même un risque « intermédiaire » justifie d'en parler.
Pour le cancer du sein, on ajoute souvent du létrozole à la stimulation, ce qui limite la hausse des œstrogènes. Les études de suivi n'ont pas montré de hausse des récidives liée à une stimulation pour préservation. La décision se prend toujours avec l'oncologue.
La congélation de sperme est simple et rapide : un ou plusieurs recueils, idéalement avant toute chimiothérapie. En cas d'absence de spermatozoïdes dans l'éjaculat, un prélèvement testiculaire est possible (voir azoospermie et TESE). Chez le garçon prépubère, la congélation de tissu testiculaire reste expérimentale.
La loi grecque 3305/2005 autorise la cryoconservation de gamètes et de tissu gonadique pour raison médicale, y compris en prévision d'un traitement qui menace la fertilité. Une patiente qui vit en Grèce ou qui y est soignée peut donc être prise en charge rapidement dans un centre agréé. Pour les patientes soignées dans un autre pays, il est presque toujours préférable de faire la préservation sur place : il n'est pas raisonnable de retarder un traitement oncologique pour voyager.
En revanche, la Grèce peut intervenir plus tard : pour utiliser des ovocytes ou des embryons conservés (transfert possible entre centres, sous conditions), ou pour un don d'ovocytes si la préservation n'a pas été possible. La durée de conservation et le transport des gamètes suivent des règles précises.
Les oncologues recommandent souvent d'attendre un certain délai — variable selon le cancer, souvent deux ans pour le sein — avant une grossesse. Un bilan de réserve ovarienne après traitement permet de savoir si une grossesse spontanée reste possible. Beaucoup de femmes conservent une fertilité ; certaines ont une insuffisance ovarienne et utiliseront leurs ovocytes congelés ou un don.
Les patientes qui ont préservé leur fertilité avant un traitement ne l'ont pas toujours utilisée. Mais aucune ne m'a dit regretter de l'avoir fait. Celles qui n'en ont pas eu l'occasion, en revanche, m'en parlent souvent. Si vous êtes proche d'une personne qui vient de recevoir un diagnostic, c'est une question que vous pouvez poser pour elle.
Environ deux semaines, grâce aux protocoles qui peuvent démarrer à n'importe quel moment du cycle. La congélation de tissu ovarien est possible en quelques jours.
Oui, souvent avec du létrozole pour limiter la hausse des œstrogènes. Les études de suivi n'ont pas montré de hausse des récidives. La décision se prend avec l'oncologue.
Généralement non : il vaut mieux la faire là où l'on est soigné, pour ne pas retarder le traitement. La Grèce peut intervenir plus tard, pour utiliser les gamètes ou pour un don.
Oui, la congélation de sperme avant la chimiothérapie est simple, rapide et recommandée chaque fois que le traitement peut affecter la fertilité.
Le premier échange est gratuit et sans engagement.
Aucun spermatozoïde au spermogramme : azoospermie obstructive ou sécrétoire, bilan, TESE et micro-TESE, taux de succès.
Lire l'articleInjection de plasma riche en plaquettes dans les ovaires : principe, ce que montrent les études, avis de l'ESHRE, coût.
Lire l'articleMénopause précoce avant 40 ans : critères de diagnostic, bilan étiologique, chances de grossesse spontanée, traitement hormonal et place du don d'ovocytes.
Lire l'article