Congeler ses ovocytes en Grèce : ce qu'il faut savoir avant de réserver un vol
Autoconservation des ovocytes : 12 mois d'attente en France, quelques semaines en Grèce. Âge, nombre d'ovocytes à viser, coût réel.
Lire l'articleLe consentement de cryoconservation se signe le jour de la ponction, entre deux échographies. C'est pourtant le document qui décidera du sort de vos embryons pendant des années.
La vitrification a changé la FIV : un blastocyste de bon grade survit à la décongélation dans plus de 95 % des cas, avec des taux de grossesse comparables au frais. Résultat, la plupart des cycles produisent des embryons surnuméraires, et donc une question qu'on préfère remettre à plus tard.
La loi grecque fixe une durée initiale de conservation de cinq ans pour les embryons, comme pour les ovocytes. Depuis la loi 4958/2022, cette durée est prolongeable par périodes de cinq ans, sur demande écrite du couple ou de la femme ; auparavant, une seule prolongation était possible. Sans demande de prolongation, la loi prévoit que les embryons sont utilisés pour la recherche ou à des fins thérapeutiques, ou détruits, selon ce que vous avez prévu dans le consentement. La demande de prolongation doit être formulée avant l'échéance : c'est votre responsabilité, pas celle du centre, même si les bons centres préviennent.
À titre de comparaison, la France applique une durée de cinq ans avec consultation annuelle du couple, et le Royaume-Uni est passé à un maximum de cinquante-cinq ans avec renouvellement tous les dix ans. Les cadres diffèrent beaucoup : si vos embryons sont en Grèce, c'est le droit grec qui s'applique.
D'après les tarifs publiés par plusieurs centres grecs en 2026, la conservation annuelle se situe généralement entre 200 et 350 euros par an, la congélation elle-même et la première année étant souvent facturées à part ou incluses dans le forfait du cycle. Certains centres facturent par paillette plutôt que par lot : demandez combien de paillettes contient votre réserve. Certains centres proposent des forfaits pluriannuels moins chers. Le point à vérifier par écrit : ce qui se passe en cas de non-paiement. Dans la plupart des contrats, l'absence de paiement et de réponse pendant une période définie autorise le centre à appliquer l'option choisie dans votre consentement — ce qui peut signifier la destruction. Une adresse électronique périmée est la cause la plus banale de ce scénario. Prévenez le centre à chaque changement d'adresse.
Quatre situations, et vous devez cocher une option pour chacune :
Les options disponibles sont en général : la destruction, le don à la recherche, ou le don à un autre couple. Ce dernier existe en Grèce et constitue, pour d'autres patients, une voie plus accessible qu'un double don. L'article sur le double don compare les deux.
Relisez le consentement avant chaque transfert, pas seulement à la signature initiale. Il est modifiable, et vos réponses à 34 ans ne sont pas forcément celles que vous donnerez à 41.
Faites-le traduire si vous ne lisez pas le grec ou l'anglais juridique avec aisance. Un centre sérieux fournit une version dans une langue que vous maîtrisez ; sinon, c'est un signal.
Parlez-en en couple avant de signer, en particulier de l'hypothèse de la séparation. C'est une conversation désagréable de dix minutes qui évite des situations dont les tribunaux européens sont pleins.
Notez la date d'échéance dans votre agenda, avec un rappel six mois avant.
Le transfert d'embryons d'un pays à un autre est possible en principe, mais suppose l'accord du centre receveur, un transporteur spécialisé agréé et des démarches administratives dans les deux pays. Ce n'est ni rapide ni gratuit. Si vous envisagez un déménagement à moyen terme, posez la question avant de constituer une réserve d'embryons quelque part — c'est plus simple à anticiper qu'à résoudre.
Cinq ans initialement, prolongeables par périodes de cinq ans sur demande écrite depuis la loi 4958/2022. Sans demande, les embryons sont donnés à la recherche ou détruits selon le consentement signé.
Généralement 200 à 350 euros par an selon les tarifs publiés par les centres grecs en 2026, la première année étant parfois incluse dans le forfait. Vérifiez par écrit ce qui se passe en cas de non-paiement.
L'utilisation ultérieure suppose l'accord des deux personnes : un embryon ne peut pas être transféré contre la volonté de l'un des deux. C'est pourquoi cette hypothèse doit être discutée avant de signer.
En principe oui, mais cela suppose l'accord du centre receveur, un transporteur spécialisé agréé et des démarches dans les deux pays. Mieux vaut l'anticiper avant de constituer une réserve d'embryons.
Le premier échange est gratuit et sans engagement.
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