Thrombophilie, héparine et aspirine en FIV : ce qui est prouvé
Facteur V Leiden, MTHFR, SAPL : quels bilans de coagulation ont un sens en FIV, quand l'héparine et l'aspirine sont utiles.
Lire l'articleLa thyroïde est l'un des premiers bilans demandés avant une FIV. Un déséquilibre franc se corrige facilement ; les zones grises, elles, suscitent beaucoup de confusion.
Beaucoup de patientes arrivent avec une TSH à 2,8 ou 3,2 et une question : faut-il traiter ? Les recommandations ont évolué ces dernières années, et les pratiques varient d'un centre à l'autre. Voici ce qui est admis, et ce qui se discute.
Les hormones thyroïdiennes interviennent dans l'ovulation, l'implantation et le développement précoce de la grossesse, en particulier du cerveau de l'enfant pendant le premier trimestre, période où le fœtus dépend entièrement des hormones maternelles. Une hypothyroïdie non traitée est associée à des troubles de l'ovulation, à davantage de fausses couches et à des complications de grossesse.
Longtemps, on a visé une TSH inférieure à 2,5 avant une grossesse. Les données plus récentes sont plus nuancées. Une TSH entre 2,5 et 4 chez une femme sans anticorps ne semble pas diminuer les chances de naissance en FIV. L'American Society for Reproductive Medicine considère que le traitement peut se discuter, notamment en cas d'anticorps positifs ou d'antécédents de fausses couches, mais qu'il n'est pas systématiquement nécessaire.
En pratique, beaucoup de centres, en Grèce comme ailleurs, préfèrent une TSH inférieure à 2,5 et prescrivent une petite dose de lévothyroxine : le traitement est peu coûteux et sans risque à ces doses s'il est surveillé. Ce n'est pas une erreur ; c'est une précaution.
Ils sont associés à un risque un peu plus élevé de fausse couche. Mais deux grands essais randomisés — TABLET au Royaume-Uni (New England Journal of Medicine, 2019) et un essai chinois en FIV (BMJ, 2017) — ont montré que donner de la lévothyroxine à ces femmes, quand leur TSH est normale, n'augmente pas le taux de naissance. Ce qui compte est donc la surveillance : ces femmes ont un risque plus élevé de voir leur TSH monter pendant la grossesse.
La stimulation et la grossesse augmentent les besoins en hormones thyroïdiennes. Chez une femme déjà traitée, la dose doit souvent être augmentée dès le test positif — classiquement d'environ 25 à 30 %, selon l'avis du médecin. Une TSH de contrôle est utile toutes les quatre semaines au premier trimestre.
Le sélénium, l'iode à forte dose ou les « cures » pour la thyroïde n'ont pas montré de bénéfice sur la fertilité et peuvent déséquilibrer une thyroïde fragile. L'iode fait partie des vitamines de grossesse à dose normale ; au-delà, pas sans avis médical.
Faites doser TSH et anti-TPO lors du bilan initial, et joignez le résultat à la première consultation. Si vous êtes traitée, indiquez la dose et la date du dernier dosage. C'est une information simple qui évite de perdre un cycle. Voir aussi la préparation dans les trois mois.
Beaucoup de centres visent une TSH inférieure à 2,5 mUI/L. Une TSH supérieure à environ 4 doit être traitée ; entre 2,5 et 4, le traitement se discute selon les anticorps et les antécédents.
Si la TSH est normale, les grands essais randomisés n'ont pas montré de bénéfice sur le taux de naissance. Une surveillance de la TSH pendant la grossesse est en revanche indispensable.
Souvent oui, dès le test positif, sur avis médical, avec un contrôle de la TSH toutes les quatre semaines au premier trimestre.
Non. Une fois traitée et équilibrée, elle ne diminue pas les chances de succès.
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