Thyroïde et fertilité : ce que la TSH change, et ce qu'elle ne change pas
TSH idéale avant une FIV, hypothyroïdie fruste, anticorps anti-TPO, faut-il prendre de la lévothyroxine, et le suivi indispensable en début de grossesse.
Lire l'articleOn en parle souvent mal, avec culpabilisation ou au contraire en l'évitant. Le poids a pourtant un effet mesurable, dans les deux sens, et il se discute sans jugement.
Des patientes m'ont raconté avoir été refusées par un centre sans explication, ou au contraire n'avoir jamais entendu parler du poids avant un troisième échec. Ni l'un ni l'autre n'est satisfaisant. Voici ce que l'on sait.
L'IMC se calcule en divisant le poids (en kg) par le carré de la taille (en m). Entre 18,5 et 25, il est considéré comme normal ; entre 25 et 30, surpoids ; au-delà de 30, obésité ; en dessous de 18,5, maigreur. C'est un outil imparfait — il ne distingue pas le muscle de la graisse — mais c'est celui qu'utilisent les études et les centres.
Il est intéressant de noter qu'en don d'ovocytes, l'effet de l'IMC de la receveuse sur l'implantation est plus faible : une partie de l'effet passe donc par la qualité ovocytaire. Les risques de grossesse, eux, restent.
Il n'existe pas de limite légale d'IMC en Grèce. Chaque centre, et surtout chaque anesthésiste, fixe ses propres règles. Beaucoup acceptent jusqu'à un IMC de 35, certains au-delà avec des précautions ; d'autres demandent une perte de poids préalable. Posez la question dès la première prise de contact, avec votre poids et votre taille, pour éviter une mauvaise surprise.
Une perte de 5 à 10 % du poids peut suffire à rétablir une ovulation, et parfois à permettre une grossesse spontanée. En revanche, les essais qui ont retardé la FIV pour imposer un programme de perte de poids n'ont pas toujours montré plus de naissances à l'arrivée : le temps perdu compte, surtout après 35 ans. L'équilibre dépend donc de l'âge et de la réserve ovarienne.
Ce qui fonctionne le mieux : une alimentation de type méditerranéen, une activité physique régulière et modérée, un sommeil suffisant. Les régimes très restrictifs sont déconseillés pendant la période de conception. Les médicaments de la famille des agonistes du GLP-1 (sémaglutide, par exemple) doivent être arrêtés avant la conception, en général au moins deux mois avant, selon l'avis médical.
La chirurgie bariatrique est parfois discutée en cas d'obésité sévère ; une grossesse est alors généralement déconseillée pendant les 12 à 18 mois qui suivent.
Un IMC inférieur à 18,5, une restriction alimentaire ou une activité sportive très intense peuvent bloquer l'ovulation (aménorrhée hypothalamique). Une reprise de poids suffit souvent à rétablir les cycles. Les risques de prématurité et de petit poids de naissance sont aussi plus élevés.
L'obésité masculine est associée à une baisse de la concentration et de la mobilité des spermatozoïdes et à davantage de fragmentation de l'ADN. Une perte de poids, l'arrêt du tabac et la réduction de l'alcool améliorent souvent le spermogramme en trois mois.
Le poids n'est ni une faute ni une condition morale. C'est un facteur médical parmi d'autres, comme l'âge ou la thyroïde. Si un médecin aborde le sujet de façon blessante, vous avez le droit de le dire et d'en chercher un autre. Si aucun médecin ne l'aborde alors que votre IMC dépasse 30, vous avez aussi le droit de poser la question. Voir aussi alimentation et compléments.
Au-delà d'un IMC de 30, les études montrent une baisse modérée du taux de naissance et davantage de fausses couches, ainsi que plus de complications de grossesse.
Il n'y a pas de limite légale ; chaque centre fixe ses règles, souvent autour de 35. Posez la question dès le premier contact.
Une perte de 5 à 10 % peut améliorer l'ovulation. Mais après 35 ans, retarder longtemps la FIV peut coûter plus que ce que la perte de poids apporte ; l'équilibre se discute avec le médecin.
Oui, les agonistes du GLP-1 doivent généralement être arrêtés au moins deux mois avant la conception, sur avis médical.
Le premier échange est gratuit et sans engagement.
TSH idéale avant une FIV, hypothyroïdie fruste, anticorps anti-TPO, faut-il prendre de la lévothyroxine, et le suivi indispensable en début de grossesse.
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