Azoospermie : quand le spermogramme ne montre aucun spermatozoïde
Aucun spermatozoïde au spermogramme : azoospermie obstructive ou sécrétoire, bilan, TESE et micro-TESE, taux de succès.
Lire l'articleDans près de la moitié des couples infertiles, un facteur masculin est en cause. Il est aussi celui qu'on explore le moins bien, et souvent celui qui se corrige le plus vite.
Le spermogramme reste le premier examen, et il est mal compris. Un seul résultat anormal ne suffit à rien conclure : la production de spermatozoïdes prend environ trois mois, et une fièvre, un traitement ou une période de stress peuvent dégrader un prélèvement. Un second spermogramme, à trois mois d'intervalle, est la règle avant toute décision.
Les seuils de référence de l'Organisation mondiale de la santé, dans leur sixième édition, décrivent le cinquième percentile d'hommes ayant conçu naturellement en moins d'un an. Ce ne sont pas des seuils de fertilité, mais des repères statistiques :
Être en dessous d'un seuil ne signifie pas stérilité, et être au-dessus ne garantit rien. C'est la combinaison qui compte, et l'ICSI a considérablement déplacé les limites du possible.
C'est l'examen le plus souvent manquant dans les dossiers qui arrivent chez moi, en particulier lorsque le spermogramme est normal et que rien n'explique les échecs. Il mesure les cassures de l'ADN dans le noyau du spermatozoïde. Un taux élevé, généralement au-delà de 25 à 30 % selon la technique, est associé à un risque accru de fausse couche et à des échecs d'implantation répétés.
Ce qui l'améliore parfois : arrêter le tabac, traiter une varicocèle symptomatique, corriger une infection, réduire l'exposition à la chaleur, un délai d'abstinence court avant le recueil, et parfois une antioxydothérapie — dont l'efficacité reste débattue. Ce qui la contourne : prélever les spermatozoïdes directement dans le testicule, où la fragmentation est plus faible, ou trier les spermatozoïdes avant l'ICSI.
L'ICSI consiste à injecter un seul spermatozoïde dans chaque ovocyte. Elle est indiquée dès que la concentration, la mobilité ou la morphologie sont franchement altérées, et elle est incluse dans la plupart des forfaits grecs. Les tarifs sont détaillés ici.
Les techniques de sélection : IMSI, qui observe le spermatozoïde à très fort grossissement, ou tri par colonnes microfluidiques. Elles se discutent en cas de fragmentation élevée ou d'échecs répétés, pas en première intention.
Le prélèvement chirurgical : TESA, TESE ou micro-TESE lorsque l'éjaculat ne contient aucun spermatozoïde. En cas d'azoospermie obstructive, le taux de récupération dépasse 90 %. En cas d'azoospermie non obstructive, il se situe autour de 40 à 50 % avec la micro-TESE, ce qui reste une vraie chance.
Le don de sperme, si aucun spermatozoïde n'est récupérable ou si un risque génétique le justifie. Le cadre grec du don de sperme est ici.
Avant de conclure, un homme avec un spermogramme franchement altéré devrait avoir : un examen clinique par un urologue ou un andrologue, un bilan hormonal (FSH, LH, testostérone), une échographie scrotale à la recherche d'une varicocèle, et, si la concentration est très basse, un caryotype et une recherche de microdélétions du chromosome Y. Ces deux derniers examens changent la conduite à tenir et se font en France, remboursés.
Le tabac, l'alcool en excès, le surpoids, la chaleur prolongée et certains médicaments dégradent la spermatogenèse. Trois mois de changement réel peuvent modifier un spermogramme, ce qui n'est presque jamais le cas des paramètres féminins liés à l'âge. C'est la partie du bilan où l'effort a le meilleur rendement, et c'est aussi celle qu'on demande le moins souvent.
Non. Les seuils de l'OMS sont des repères statistiques, pas des limites de fertilité. Un second spermogramme à trois mois est nécessaire avant toute conclusion, et l'ICSI permet de féconder avec très peu de spermatozoïdes.
C'est la mesure des cassures de l'ADN dans le noyau du spermatozoïde. Un taux élevé, au-delà de 25 à 30 % selon la technique, est associé aux fausses couches et aux échecs d'implantation répétés.
Un prélèvement chirurgical est possible : plus de 90 % de récupération en cas d'azoospermie obstructive, environ 40 à 50 % avec la micro-TESE en cas d'azoospermie non obstructive.
Oui, partiellement. Arrêter le tabac, réduire l'alcool, perdre du poids, éviter la chaleur prolongée et traiter une varicocèle symptomatique peuvent modifier un spermogramme en environ trois mois.
Source : https://fertilitegrece.com/fr/blog/spermogramme-anormal-fragmentation-adn/ — Triada Baloukoudis, coordination de parcours FIV en Grèce. Information générale, sans valeur de conseil médical ou juridique. Imprimé le
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