Double don en Grèce : quand ni les ovocytes ni le sperme ne sont utilisables
Le double don, interdit en France, est légal en Grèce. Indications réelles, cadre juridique, appariement des donneurs, taux de réussite.
Lire l'articleC'est une question qui se pose souvent avant même la grossesse. La recherche des vingt dernières années donne des repères assez clairs.
Beaucoup de patientes qui choisissent un don d'ovocytes ou un don de sperme me posent, un jour ou l'autre, la même question à voix basse : « Et plus tard, est-ce que je devrai le lui dire ? ». Il n'y a pas d'obligation légale, et la décision appartient aux parents. Mais il est utile de savoir ce qu'on sait.
Les équipes qui suivent des familles issues de dons depuis la naissance des enfants, notamment le centre de recherche sur la famille de l'université de Cambridge, observent de façon constante :
Les sociétés savantes, dont l'ESHRE et l'ASRM, encouragent aujourd'hui l'information de l'enfant, tout en respectant le choix des parents.
En Grèce, comme en Espagne, le don est anonyme : l'enfant ne pourra pas obtenir l'identité du donneur ou de la donneuse par la voie légale. Mais l'anonymat juridique n'est plus un anonymat de fait. Les tests ADN grand public, vendus par millions, permettent de retrouver des apparentés génétiques. Un enfant ou un adulte qui fait un tel test par curiosité peut découvrir, sans y être préparé, qu'il n'a pas de lien génétique avec l'un de ses parents.
C'est aujourd'hui l'un des arguments les plus concrets en faveur de l'information : mieux vaut que l'enfant l'apprenne de vous, avec vos mots, que par une application.
À noter : certains pays ont levé l'anonymat pour les dons réalisés chez eux (Royaume-Uni, Suède, Pays-Bas, et la France depuis la loi de bioéthique de 2021 pour les enfants nés de dons faits en France). Cela ne s'applique pas aux dons réalisés en Grèce.
Le plus tôt possible, sous une forme adaptée. Beaucoup de parents commencent dès les premières années, avec une histoire simple, avant même que l'enfant ne comprenne tout. L'idée est que l'information fasse partie de son histoire depuis toujours, et qu'elle s'enrichisse avec l'âge.
Des livres pour enfants existent en plusieurs langues sur le sujet ; ils aident beaucoup les parents à trouver le ton. Des associations de familles issues de dons proposent aussi des groupes de parole.
C'est votre droit, et je ne juge aucune famille. Je vous invite simplement à y réfléchir en tenant compte des tests ADN, et à en parler avec un professionnel si le sujet vous pèse. Un accompagnement psychologique avant ou après le don aide souvent à trouver sa propre position.
Il n'y a pas d'obligation légale, mais la recherche montre que les enfants informés tôt le vivent bien, alors qu'une révélation tardive est plus souvent difficile. Les sociétés savantes encouragent l'information.
Le plus tôt possible, dès les premières années, avec une histoire simple qui s'enrichira avec l'âge.
Pas par la voie légale : le don est anonyme en Grèce. Mais les tests ADN grand public permettent parfois de retrouver des apparentés génétiques.
Les caractéristiques non identifiantes et le groupe sanguin transmis par le centre : ils peuvent être utiles plus tard, y compris sur le plan médical.
Le premier échange est gratuit et sans engagement.
Le double don, interdit en France, est légal en Grèce. Indications réelles, cadre juridique, appariement des donneurs, taux de réussite.
Lire l'articleCharge mentale, couple, entourage, deuil d'un cycle : ce que l'accompagnement psychologique apporte réellement pendant un parcours de PMA.
Lire l'articlePMA pour femme seule en Grèce : cadre légal, don de sperme anonyme, limite d'âge à 54 ans, déroulé du parcours et remboursement.
Lire l'article