Fibromes et polypes : lesquels gênent une FIV, lesquels non
Fibrome sous-muqueux, interstitiel ou sous-séreux, polype de l'endomètre : lesquels gênent l'implantation, lesquels opérer avant une FIV.
Lire l'articleDeux maladies proches, souvent confondues, qui n'agissent pas au même endroit. L'une abîme surtout les ovaires, l'autre surtout l'utérus. Le protocole ne peut pas être le même.
Une femme sur dix vit avec une endométriose, et le diagnostic met encore sept ans en moyenne à être posé en France. Beaucoup l'apprennent au moment du bilan d'infertilité. La première question est presque toujours la même : est-ce que cela veut dire que la FIV ne marchera pas ? La réponse honnête est non, mais le parcours doit être adapté.
L'endométriose correspond à la présence de tissu semblable à l'endomètre en dehors de l'utérus : sur les ovaires (endométriomes), le péritoine, les ligaments, parfois le rectum ou la vessie. Elle provoque douleurs, inflammation et adhérences.
L'adénomyose est la présence de ce tissu dans le muscle utérin lui-même. Elle donne des règles abondantes, un utérus globuleux à l'échographie, et surtout un impact direct sur l'implantation. Elle est fréquemment associée à l'endométriose mais peut exister seule, et elle reste sous-diagnostiquée : c'est l'un des motifs pour lesquels une IRM pelvienne mérite d'être demandée après des échecs inexpliqués.
Sur la réserve ovarienne, l'endométriose ovarienne, et surtout sa chirurgie, réduisent le nombre de follicules disponibles. Une kystectomie d'endométriome fait baisser l'AMH de manière mesurable et parfois durable. C'est pourquoi la décision d'opérer avant une FIV doit être pesée soigneusement.
Sur les résultats de la FIV elle-même, les méta-analyses sont plutôt rassurantes : à réserve ovarienne comparable, les taux de naissance par transfert sont proches de ceux des patientes sans endométriose. Le désavantage porte surtout sur le nombre d'ovocytes recueillis, donc sur les chances cumulées par ponction.
L'adénomyose, en revanche, réduit clairement le taux d'implantation et augmente le risque de fausse couche. C'est là que le protocole change le plus.
Le protocole long agoniste, ou une préparation par agonistes de la GnRH pendant deux à trois mois avant le transfert, est le plus documenté en cas d'adénomyose. Il met l'utérus au repos et améliore les taux d'implantation. Il allonge le calendrier de plusieurs semaines, ce qui compte quand on organise un déplacement à l'étranger.
La stratégie « freeze all » — congeler tous les embryons et transférer lors d'un cycle ultérieur — permet de dissocier la stimulation, qui élève les œstrogènes et peut aggraver l'inflammation, du transfert lui-même. Le déroulé d'un transfert d'embryon congelé est détaillé ici.
L'accumulation d'embryons sur plusieurs ponctions, en cas de réserve diminuée par la maladie ou par une chirurgie antérieure.
C'est la décision la plus délicate. Les recommandations européennes vont dans le sens de la prudence : la chirurgie d'un endométriome n'améliore pas les résultats de la FIV et coûte de la réserve ovarienne. Elle se discute si le kyste est volumineux, douloureux, s'il gêne l'accès aux follicules lors de la ponction, ou si un doute existe sur sa nature. Une deuxième chirurgie sur le même ovaire est particulièrement coûteuse en réserve.
En revanche, une hydrosalpinx — trompe dilatée et remplie de liquide — doit être traitée avant tout transfert : elle réduit fortement l'implantation, et cela fait consensus.
Avec ces quatre éléments, un médecin peut proposer un protocole qui tient debout. Sans eux, il propose un protocole standard, et c'est précisément ce qu'il faut éviter dans cette situation.
Il se discute lorsque la réserve est très diminuée, souvent après plusieurs chirurgies, et que les ponctions ne ramènent plus assez d'ovocytes. L'utérus adénomyosique restant le facteur limitant, la préparation endométriale reste alors aussi importante que l'origine des ovocytes. Ce n'est pas une solution magique, et un centre honnête vous le dira.
Non. À réserve ovarienne comparable, les taux de naissance par transfert sont proches de ceux des autres patientes. Le désavantage porte surtout sur le nombre d'ovocytes recueillis par ponction.
L'endométriose est la présence de tissu endométrial en dehors de l'utérus ; l'adénomyose est sa présence dans le muscle utérin lui-même. La seconde affecte surtout l'implantation et augmente le risque de fausse couche.
Pas systématiquement. La chirurgie n'améliore pas les résultats de la FIV et fait baisser la réserve ovarienne. Elle se discute si le kyste est volumineux, douloureux, gêne la ponction ou pose un doute diagnostique.
Le plus documenté est une préparation par agonistes de la GnRH pendant deux à trois mois avant un transfert d'embryon congelé, ce qui met l'utérus au repos et améliore l'implantation.
Source : https://fertilitegrece.com/fr/blog/endometriose-adenomyose-fiv/ — Triada Baloukoudis, coordination de parcours FIV en Grèce. Information générale, sans valeur de conseil médical ou juridique. Imprimé le
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