Cliniques de FIV en Grèce : comment vérifier qu'un centre est agréé
Comment vérifier qu'une clinique de fertilité grecque est agréée : le registre public de l'Autorité nationale de la PMA, ce qu'il contient.
Lire l'articleJe suis moi-même coordinatrice : je ne suis donc pas neutre sur la question. Raison de plus pour vous donner les critères qui permettent de juger n'importe quel intermédiaire, moi comprise.
Une FIV à l'étranger, c'est un centre à choisir, un dossier à préparer dans une autre langue, des dates qui bougent, des vols, un hébergement, des médicaments, et un retour à organiser. Beaucoup de patientes le font seules, et très bien. D'autres préfèrent être accompagnées. Entre les deux, une offre abondante et confuse : agences, plateformes, « facilitateurs », coordinatrices, associations. Voici comment s'y retrouver.
Aucune de ces formules n'est bonne ou mauvaise en soi. Ce qui compte, c'est de savoir à laquelle vous avez affaire.
Il ne prend aucune décision médicale : le protocole, le nombre d'embryons à transférer, les examens complémentaires relèvent du médecin. Il ne garantit pas de résultat. Il ne vous « trouve » pas une donneuse contre paiement : en Grèce, les donneuses sont recrutées et suivies par les centres agréés, leur indemnisation est fixée par l'Autorité nationale, et servir d'intermédiaire dans la vente de gamètes est un délit pénal (voir le cadre légal du don d'ovocytes). Et il ne peut pas vous ouvrir une voie que la loi ferme, comme la gestation pour autrui pour des personnes qui ne résident pas en Grèce (voir l'article sur la GPA).
En Grèce, le Code de déontologie médicale interdit aux médecins de recourir à des intermédiaires rémunérés au pourcentage pour attirer des patients, et de céder une part de leurs honoraires à ceux qui leur en adressent. Un service présenté comme « gratuit pour la patiente » est pourtant bien payé par quelqu'un. S'il l'est par la clinique, sous une forme ou une autre, l'intermédiaire a intérêt à vous orienter vers ce centre-là, que ce soit le meilleur pour vous ou non.
À mon avis, c'est ce conflit d'intérêts qui pose problème, plus que l'accompagnement en lui-même : un accompagnement payé par la patiente, sans lien financier avec les centres, n'a pas ce défaut. La Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie (ESHRE) va plus loin sur un point précis : pour le don d'ovocytes, ses bonnes pratiques sur les soins transfrontaliers recommandent d'éviter les agences intermédiaires, afin de protéger les donneuses et de prévenir tout risque de trafic.
Posez la question directement, et demandez la réponse par écrit :
Un intermédiaire sérieux répond sans hésiter. Un intermédiaire gêné par la deuxième question vous a déjà répondu.
Pensez aussi à vos données : un intermédiaire manipule votre dossier médical, ce qui l'oblige à respecter le règlement européen sur la protection des données. Demandez comment vos documents sont conservés et à qui ils sont transmis.
J'ai passé vingt-quatre ans à coordonner les parcours de patientes venues de l'étranger dans un centre de Thessalonique. Aujourd'hui indépendante, je fonctionne avec une règle simple : le premier échange est gratuit, ma rémunération est un montant fixe par dossier, payé par vous et annoncé par écrit, et le traitement, le voyage et l'hébergement se paient directement à ceux qui les fournissent. Je ne suis rémunérée par aucun centre. Si vous voulez qu'on regarde ensemble votre situation, écrivez-moi ; et si vous préférez vous organiser seule, les articles de ce site sont faits pour ça.
Non. Beaucoup de patientes s'organisent seules avec le centre. Un intermédiaire est utile pour la langue, la logistique et la présence sur place, à condition de savoir comment il est rémunéré.
Cela varie beaucoup : montant fixe payé par la patiente, marge sur un forfait, ou rémunération par la clinique. Demandez toujours le prix et ce qu'il comprend par écrit, avant de transmettre votre dossier.
En le demandant par écrit. Un service présenté comme gratuit pour la patiente est presque toujours financé par les centres partenaires, ce qui crée un intérêt à vous orienter vers eux.
Oui, pour l'information, les témoignages et le soutien. Les associations ne vendent pas de traitement et sont en principe indépendantes des centres ; vérifiez tout de même leurs partenaires et leurs financements. Elles ne remplacent pas l'organisation pratique du séjour.
Source : https://fertilitegrece.com/fr/blog/agence-intermediaire-fiv-etranger/ — Triada Baloukoudis, coordination de parcours FIV en Grèce. Information générale, sans valeur de conseil médical ou juridique. Imprimé le
Le premier échange est gratuit et sans engagement.
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