FIV et don d'ovocytes en Grèce : le guide complet pour les patients venus de l'étranger
FIV et don d'ovocytes en Grèce depuis l'étranger : cadre légal, coûts réels, durée du séjour, documents et remboursement S2. Le guide complet.
Lire l'articleCe à quoi vous avez droit, ce à quoi vous n'avez pas droit, et l'erreur de calendrier qui fait échouer la moitié des dossiers.
C'est le sujet sur lequel je vois circuler le plus d'informations fausses, dans les deux sens : des personnes convaincues qu'elles n'auront droit à rien, et d'autres à qui on a promis un remboursement intégral. La réalité se situe entre les deux, et elle mérite d'être expliquée précisément, parce qu'une erreur de calendrier suffit à tout perdre.
Le droit européen prévoit deux voies pour se faire soigner dans un autre État membre. La première, dite « soins non programmés », concerne l'imprévu et relève de la carte européenne d'assurance maladie. La seconde, la seule qui nous intéresse ici, concerne les soins programmés : vous décidez à l'avance de vous faire soigner ailleurs, et vous demandez à votre caisse une autorisation préalable.
Cette autorisation prend la forme du formulaire S2 (anciennement E112). Une fois accordée, vos soins en Grèce sont pris en charge comme si vous étiez assurée en Grèce, c'est-à-dire aux tarifs et conditions du système grec — pas aux tarifs français, et pas au prix réellement facturé par un centre privé.
Cette nuance est décisive. Le remboursement porte sur le tarif de la sécurité sociale grecque pour les actes concernés, et non sur la facture du centre privé où vous serez soignée. Selon les actes réalisés et le protocole, cela représente en général de quelques centaines d'euros jusqu'à environ mille six cents euros.
Sur un budget global, ce n'est ni négligeable ni décisif. Je le présente toujours ainsi : c'est de l'argent qu'il serait dommage de laisser, mais ce n'est pas ce qui doit déterminer votre décision. Si quelqu'un vous annonce une prise en charge intégrale, demandez-lui de vous l'écrire.
Un centre grec facture d'abord pour ses propres besoins comptables, pas pour une caisse française. Une facture globale intitulée « traitement de FIV » ne permet pas à votre caisse de rattacher les actes à sa nomenclature, et le dossier s'enlise en demandes de pièces complémentaires.
Ce qu'il faut demander, et de préférence avant le traitement plutôt qu'après : une facture détaillant chaque acte séparément, la date de réalisation, la mention « acquittée », l'identification complète du centre et de son numéro d'agrément, ainsi qu'un compte rendu médical décrivant les actes pratiqués. Demandé au bon moment, c'est une formalité pour le centre ; demandé six mois plus tard depuis l'étranger, cela peut prendre des semaines.
Un refus doit être motivé. Lisez le motif attentivement : il porte souvent sur une pièce manquante ou sur une justification médicale jugée insuffisante, plutôt que sur un refus de principe. Vous pouvez saisir la commission de recours amiable de votre caisse dans les délais indiqués sur la décision. Un courrier complémentaire de votre médecin, précisant pourquoi ce traitement est indiqué dans votre situation, change fréquemment l'issue.
C'est l'un des rares domaines où un accompagnement fait une différence mesurable, parce qu'il se joue à l'intersection de deux administrations qui ne se parlent pas. Concrètement : j'obtiens du centre un devis rédigé de façon exploitable par une caisse française, je vous aide à constituer le dossier et à rédiger le courrier de motivation, je suis les délais avec vous, et je récupère sur place les factures et comptes rendus au format attendu — pendant que vous êtes encore en Grèce, c'est-à-dire au moment où c'est simple.
Non. Le remboursement se fait au tarif de la sécurité sociale grecque pour les actes concernés, et non au prix facturé par un centre privé. Selon les actes, cela représente généralement de quelques centaines d'euros jusqu'à environ 1 600 €.
Non, en principe. L'autorisation préalable doit être demandée avant le début des soins programmés. Une demande déposée après coup est régulièrement refusée.
Comptez plusieurs semaines. C'est la raison pour laquelle la demande doit être lancée dès le début du parcours, en parallèle de la constitution du dossier médical.
La carte européenne couvre les soins imprévus lors d'un séjour temporaire. Le S2 concerne les soins programmés : vous décidez à l'avance de vous faire soigner dans un autre État membre et demandez une autorisation préalable.
Lisez le motif du refus, qui porte souvent sur une pièce manquante ou une justification insuffisante. Vous pouvez saisir la commission de recours amiable de votre caisse dans les délais indiqués sur la décision, avec un courrier complémentaire de votre médecin.
Source : https://fertilitegrece.com/fr/blog/remboursement-securite-sociale-s2-fiv-grece/ — Triada Baloukoudis, coordination de parcours FIV en Grèce. Information générale, sans valeur de conseil médical ou juridique. Imprimé le
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